Champ d'action Politique

Une bonne qualité de l'air et des écosystèmes quasi naturels sont des biens communs que les partenaires du projet se sont fixés comme objectif de protéger. Nous attirons l'attention sur le fait que les politiques actuelles ne sont pas suffisantes pour protéger les écosystèmes, le climat et la santé. En ce qui concerne en particulier les émissions provenant de l'agriculture, la mise en œuvre des directives européennes en France présente d'importants déficits, en particulier en ce qui concerne les émissions provenant de l'agriculture. Les niveaux d’émissions d’ammoniac reportés dans l’inventaire national ne montrent pas d’évolution notable depuis plus de 30 ans. En ce qui concerne le méthane, il n'existe actuellement aucune cible ou limite politique, malgré l'impact de ce gaz sur le climat la pollution atmosphérique et les récoltes. Il est important de tenir compte des deux polluants. En général, toutes les activités visant à réduire les émissions de méthane et d'ammoniac qui ont fait leurs preuves dans la pratique sont un excellent point de départ pour le développement d'une agriculture à faibles émissions.

La législation affectera les agriculteurs, qui devront réduire leurs émissions à moyen terme. FNE discutera avec des décideurs politiques, la recherche et le secteur agricole concernant les obstacles rencontrés à la mise en place de mesures de réduction des émissions. Ensemble, nous souhaitons identifier et promouvoir des mesures adaptées, rentables et efficaces pour respecter à minima les objectifs législatifs.  

Dans le cadre de ce projet, nous renforçons le rôle de la société civile dans les Etats membres européens. En collaboration avec nos partenaires et sympathisants en Belgique, en France, en Suède, au Danemark et en République tchèque, nous travaillons à une réduction durable des émissions d'ammoniac et de méthane. L'accent est mis sur trois procédures législatives en cours : la mise en œuvre de la directive sur les plafonds d'émission nationaux (NEC), la réforme de la politique agricole commune (PAC) et le protocole de Göteborg. Plus précisément, le Bureau européen de l'environnement (BEE) soutient la participation des ONG à la mise en œuvre de la directive NEC dans les programmes nationaux de lutte contre la pollution atmosphérique. Le BEE participe également aux réunions de la Convention sur la pollution atmosphérique transfrontière à longue distance (Convention LRTAP). En tant qu'observateurs, ils suivent la révision du Protocole de Göteborg et représentent la position des associations environnementales dans les discussions. France Nature Environnement et la DUH observent et commentent les processus législatifs et la mise en œuvre des programmes nationaux de dépollution de l'air en France et en Allemagne respectivement. À cette fin, nous participons à des audiences, organisons des réunions, faisons du travail d’information et médiatique, nous publions également des positions soutenues par divers acteurs.

La politique agricole commune de l'UE après 2020

Chaque année, l'UE dépense 60 milliards d'euros issus des contribuables en subventions dans le cadre de la politique agricole commune (PAC). Cette somme est principalement utilisée comme paiement à la production, nous souhaitons que d’avantage soit investi dans la protection de la nature, l'environnement et le climat. La contribution des organisations environnementales à la révision de la PAC est importante. Nous souhaitons promouvoir des exigences en matière de réduction de l'ammoniac et du méthane ainsi qu'un changement des politiques de soutien. Les aspects de la qualité de l'air et du changement climatique doivent être inclus dans le processus de discussion. Ce projet soutient la communauté des ONG dans la promotion d’une agriculture durable en fournissant de l’information qui peut être utilisé pour souligner le besoin de subventions agricoles pour des pratiques durables afin de réduire les émissions atmosphériques.

Lisez ici la prise de position sur la politique agricole commune du BEE.

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